Plateforme de publication d'articles de la Société de généalogie des Cantons-de-l'Est portant sur des sujets liés à la généalogie, à l'histoire et au patrimoine.


Chroniques de lectures – Nouveautés dans les librairies – Août 2023

De façon régulière, nous surveillerons pour vous les récentes parutions dans les librairies à travers cette chronique qui reviendra au moins une fois par mois et maintiendra un focus particulier sur nos domaines prioritaires: la généalogie, l’histoire et le patrimoine. Nous allons surtout privilégier les sujets et auteurs liés à l’Estrie, ou au Québec en général.

Lorsqu’un bouquin en particulier est déjà disponible dans les dernières acquisitions de notre bibliothèque à la Société de généalogie des Cantons-de-l’Est (SGCE) ou encore à la bibliothèque de la Ville de Sherbrooke, nous vous l’indiquerons à la fin de la présentation du bouquin. Lorsque notre sélection dans cette chronique influencera les achats de la bibliothèque suite à la publication de l’article, nous mettrons à jour l’article à posteriori pour vous le faire savoir.

Temps de lecture estimé – 5 minutes

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Nous commençons donc avec une première chronique qui couvre trois bouquins, tous sortis à la fin du printemps. De nombreux ouvrages viennent de sortir à la fin de l’été ou à temps pour la rentrée littéraire de l’automne qui commence déjà. Nous ferons donc un peu de rattrapage au cours des prochaines semaines.

Profession historienne ? Femmes et pratique de l’histoire au Canada français, XIXe-XXe siècles

Publié aux Presses de l’Université Laval (PUL), ce collectif d’une vingtaine d’auteurs sous la direction de Louise Bienvenue du Département d’histoire de l’Université de Sherbrooke et de François-Olivier Dorais de l’Université du Québec à Chicoutimi, ont créé cet ouvrage à la suite de deux journées d’étude portant sur ce sujet en octobre 2021. J’ai commencé la lecture de cet ouvrage de près de 500 pages et je me propose d’en faire un Résumé de lectures un peu plus tard cet automne dans le cadre d’un autre volet de nos chroniques de lectures et qui reviendront sur le site en alternance de façon régulière.

Quatrième de couverture: Que savons-nous véritablement de la contribution des femmes à l’écriture de l’histoire ? Cet ouvrage offre un premier éclairage d’ensemble sur l’apport des femmes à la production et à la diffusion des savoirs historiques au Canada français. Que ce soit à titre de journalistes, d’écrivaines, d’archivistes, de secrétaires, de professionnelles ou encore d’universitaires, les femmes ont scruté, analysé et raconté le passé. Au cours des XIXe et XXe siècles, dans des conditions parfois adverses, elles ont emprunté des voies multiples pour s’adonner à la pratique de l’histoire. Lorsque l’on pose un regard sur leurs contributions souvent reléguées aux marges du champ scientifique, c’est tout un écosystème de production du savoir historique qui se révèle sous nos yeux. S’affadit ainsi l’image d’Épinal du grand chercheur génial et solitaire, souvent masculin. Au-delà de la galerie de personnages qu’elle fait (re)découvrir, cette histoire des femmes historiennes nous enjoint à réfléchir aux modalités de la professionnalisation du métier et, surtout, à considérer la dimension foncièrement collective du travail de fabrication d’une science.

Note: Ce volume est facilement disponible à la vente dans les librairies et également à la boutique du Musée d’histoire de Sherbrooke (MHist), située au rez-de-chaussée de nos bureaux de la rue Dufferin à Sherbrooke.

Persistance seigneuriales – Histoire et mémoire de la seigneurie au Québec depuis son abolition

Sorti également ce printemps, cette fois aux Éditions Septentrion de Québec, maison qui se spécialise dans les ouvrages en histoire et en patrimoine, ce livre est écrit par Benoit Grenier, professeur d’histoire au Département d’histoire de l’Université de Sherbrooke. Pour quiconque s’intéresse au régime seigneurial de la Nouvelle-France, il est une sommité sur le sujet. Il enseigne l’histoire du Québec préindustriel. Il s’intéresse à la société rurale, à l’histoire de la famille ainsi qu’au régime seigneurial dans une perspective de longue durée. Son nouvel ouvrage s’intéresse une fois encore au régime seigneurial mais plus particulièrement depuis qu’il a été aboli en 1854. On sait que cette abolition en théorie a connu des épisodes de résistance et ce n’est que récemment que les derniers résidus du régime ont complètement disparu.

On est face à un bouquin qui emploie un format à deux colonnes, comme une revue, et il est fortement illustré. Le tout est invitant pour qui veut plonger dans cette partie de notre histoire collective. Richement documenté en utilisant de nombreux exemples à travers la province, ce bouquin deviendra probablement un document de référence sur le sujet.

Quatrième de couverture: Officiellement aboli en décembre 1854 après plusieurs décennies de débats, le régime seigneurial, vestige de la Nouvelle-France, a mis longtemps à s’éteindre complètement. L’histoire de cette lente agonie est celle d’une rencontre entre tradition et modernité, entre féodalisme et libéralisme. La loi abolissant les droits et les devoirs féodaux à l’heure du capitalisme et de l’urbanisation eut paradoxalement pour effet de favoriser les seigneurs et de légitimer le maintien des rapports économiques ainsi que des privilèges pendant plus d’un siècle.

Dans cet ouvrage, issu d’une longue recherche en archives croisée à une enquête d’histoire orale, Benoît Grenier raconte ce processus et en observe les traces (économiques, culturelles et patrimoniales) jusqu’à un passé très récent. En analysant les mécanismes et les formes de ces réminiscences seigneuriales dans le Québec du XXe siècle, les lectrices et lecteurs sont invités à se questionner sur leur signification et à observer le Québec contemporain à l’aune de son passé féodal.

Note: Ce volume sera disponible à la bibliothèque de la Société de généalogie des Cantons-de-l’Est à Sherbrooke au cours de l’automne et est disponible dans les librairies.

La toponymie – une science, un vocabulaire, une gestion

Publié également aux Éditions Septentrion, cet ouvrage de 420 pages est écrit par Henri Dorion. Préfacé par Denis Vaugeois, il se veut un ouvrage de référence sur la toponymie au Québec. Henri Dorion est titulaire d’une licence en droit et d’une maîtrise en géographie. Il s’intéresse depuis plus de 50 ans à la question des frontières. Après avoir publié La frontière Québec-Terreneuve. Contribution à l’étude systématique des frontières, il a présidé la Commission d’étude sur l’intégrité du territoire du Québec de 1966 à 1972. Il est aussi l’auteur de Éloge de la frontière et de nombreux articles sur les questions territoriales.

Quatrième de couverture: La toponymie est partout; tout ce qui existe mérite et même nécessite d’être nommé. On voit ces noms au coin des rues, sur les panneaux routiers, dans les gares et les aéroports, sur les affiches publicitaires et les cartes professionnelles. On les retrouve, rassemblés avec une extrême densité, sur les cartes géographiques. Ils parsèment les livres d’histoire, les romans, les poèmes, les ouvrages savants. Les noms de lieux constituent à la fois un indispensable outil d’identification, de localisation et d’orientation et, par l’information qu’ils recèlent, une mémoire collective qu’il faut préserver et faire valoir.

Fruit d’une carrière consacrée à la question, ce magnum opus d’Henri Dorion démontre l’intérêt et la richesse de la toponymie. Il illustre comment elle est le reflet des innombrables aspects du milieu qui nous entoure et comment la terminologie utilisée est l’objet d’une gestion de la part d’autorités qui ont mission d’en garantir l’utilité ainsi que d’en réguler la forme et l’usage.

De Aa à Zug, de l’Amour au K2, laissez-vous entraîner dans cette fascinante science toponymique qui vous promènera du Québec aux quatre coins du monde.

Après des études universitaires en droit et en géographie, Henri Dorion a développé une spécialité en toponymie. Il a été le président fondateur de la Commission de toponymie du Québec et a dirigé la Commission de toponymie du Canada de même que le Groupe d’experts des Nations Unies pour les noms géographiques. Il a écrit et dirigé plusieurs ouvrages sur la toponymie du Québec et du monde et a contribué à des stages de formation en gestion toponymique dans plusieurs pays d’Amérique latine.

Note: Ce volume est disponible dans toutes les bonnes librairies ainsi qu’à la bibliothèque municipale Éva Senécal de Sherbrooke.

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3 réponses à « Chroniques de lectures – Nouveautés dans les librairies – Août 2023 »

  1. Merveilleux cet article! Merci! Le livre sur la toponymie est à la bibliothèque Éva Senécal mais pas les 2 autres. Je me propose de les faire acheter.

    Aimé par 1 personne

    1. Merci beaucoup Lise ! J’ai déjà modifié l’article. Je me cherchais justement un contact à la bibliothèque de la ville pour ce genre de collaboration. Si tu le veux bien, on pourrait coordonner les futures chroniques comme je le fais déjà avec Luce.

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      1. Avec plaisir

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